9 Défis auxquels les femmes entrepreneures font face

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Peur de l’échec, recrutement, difficultés d’obtention de financement, longues heures de travail, se faire connaître et réseaux à construire, etc.

Cette liste de défis à relever quand on est une femme qui entreprend est loin d’être exhaustive.

Avec 32,3 % des entreprises créées par des femmes en 2021 selon le baromètre Infogreffe, certains des défis à la création d’entreprise sont communs aux hommes mais certaines difficultés liées au genre restent persistantes.

Dans cet article, nous vous en dressons quelques-uns.

1. La peur de se lancer

Il ne faut pas se mentir, sauter dans le bain de l’entrepreneuriat est une expérience déroutante pour plus d’une personne. Plus c’est nouveau pour vous et plus vous sentirez ce sentiment de peur de l’inconnu.

Et vous savez quoi ? C’est normal, et c’est même positif.

Car avec la sensation de peur vient aussi la sensation de montée d’adrénaline quand vous la dépassez.

La question n’est pas « qui va me donner l’autorisation de faire ça ? » mais plutôt « qui pourra m’arrêter ? » Ayn Rand, philosophe américaine.

Il n’y a pas de recette magique pour lutter contre la peur de se lancer et on aimerait vous dire que cela disparaît avec le temps mais ce serait mentir. En effet, à chaque étape de votre projet vous devrez faire face à l’inconnu. Le seul conseil qu’on puisse vous donner est de vous préparer mentalement et physiquement pour y faire face car vous en êtes capable.

Et puis, dites-vous que rien ne se passe jamais comme prévu dans le monde de l’entrepreneuriat.

C’est votre capacité à vous adapter et à apprendre de vos erreurs qui vous permettra d’évoluer et d’atteindre le succès.

Alors on se lance ?

2. La crainte de l’échec

« Le plus grand de tous les risques est de ne pas en prendre. » – Mellody Hobson, présidente du conseil d’administration de DreamWorks Animation

Qui ne tente rien n’a rien comme dit le dicton populaire. Il est plutôt approprié pour cet obstacle à franchir.

L’échec fait partie de l’équation de l’entrepreneuriat, féminin ou non, quand on sait que près de 80% des start-up disparaissent au bout de 18 mois. On oserait même dire que l’échec est synonyme d’entrepreneur.

Et ce n’est pas pour vous décourager que nous écrivons cela mais plutôt pour dédramatiser. Oui l’échec est inévitable, oui faire face un échec n’est pas réjouissant mais non cela ne veut pas dire qu’il faut tout abandonner.

On ne résiste pas à vous partager cette citation d’Oprah Winfrey pour conclure : « Il n’existe pas d’échec. L’échec est juste la vie qui essaie de nous déplacer dans une autre direction. »

3. Les difficultés de financement externe

Le financement est souvent le premier des obstacles rencontré par les femmes, et notamment le financement externe.

De nos jours, il est encore triste de dire que les banques sont plus frileuses à financer des femmes entrepreneurs. En effet, les femmes se voient refuser leurs prêts 30% de plus que les hommes! 

Jugées peu expérimentées ou peu fiables, le système bancaire et les organismes de crédit ont toujours des réticences à faire confiance aux femmes.

Heureusement, le financement externe évolue et de nombreuses aides financières sont totalement dédiées aux femmes. Encore faut-il le savoir. Cet article de Simplitoo vous détaille les aides à la création d’entreprise accessibles aux femmes.

Sachez demander de l’aide quand vous en avez besoin ! Amina Mucciolo

4. Le manque d’égalité hommes-femmes

En fonction du secteur dans lequel vous entreprenez, il existe un manque d’égalité des chances entre femmes et hommes.

En effet, les femmes innovent moins dans certaines industries réputées comme masculines telles que les industries de la construction lourde où elles représentent seulement 7 % des nouveaux entrepreneurs. 

Le secteur de l’automobile ou les nouvelles technologies sont également des secteurs où les hommes sont majoritaires.

En plus des défis « classiques », ajoutez celui du genre dans ces domaines.

L’aspect positif est que vous pouvez vous démarquer plus facilement.

5. Se faire connaître, définir une stratégie marketing

Être visible, parler de son produit et services c’est le nerf de la guerre quand on entreprend.

Tout le monde n’est pas à l’aise à faire « sa com » comme dirait l’autre. Parler de soi, de son produit ou de sa marque est délicat, surtout pour les plus introverties.

Si vous êtes dans ce cas, on vous recommande de miser sur la création de contenu.

Rédiger des articles sur votre blog par exemple permet d’asseoir votre expertise et apporte de la valeur à vos utilisateurs. Saviez-vous que le blog a 63 % plus d’influence que les magazines ?

À vos stylos !

6. La volonté de réussir

Qu’on se le dise, la création d’entreprise n’est pas un long fleuve tranquille et c’est ce qui fait son charme dans un sens.

Même avec un business plan qui semble solide sur le papier, une stratégie millimétrée et des objectifs définis, la réalité et les imprévus rabattent souvent les cartes.

Alors oui, mieux vaut planifier les choses et avoir une vision claire. Cependant, il faut aussi se faire à l’idée que, peut être, la chose plus importante est d’avoir cette capacité à s’adapter en permanence.

Avoir la force de la volonté pour continuer à avancer, à changer de chemins ou pivoter si nécessaire pour réussir.

On aime comparer la création d’entreprise à un marathon plutôt qu’à un sprint. En effet, au démarrage on est pleine d’énergie, tout feu tout flamme, et on se donne à 2000%.

Pas simple de canaliser cette énergie du début.

Pourtant, vous ménager vous permettra d’avoir encore de l’énergie quand les choses ne se passent pas comme prévu.

« Ma théorie est que si vous avez l’air confiante, vous pouvez vous sortir de n’importe quelle situation, même si vous n’avez aucune idée de ce que vous faites. » – Jessica Alba

7. Le volume de travail

Dans la vie de tous les jours, il est facile de rapidement être débordé. Et quand on entreprend c’est pire !

Entre les ventes, la gestion du quotidien, le marketing, la visibilité en ligne, la rédaction de contenu en ligne, etc.

Le volume de travail peut devenir vraiment conséquent. Mais heureusement de nombreux outils existent pour automatiser vos tâches ou bien vous faciliter la vie.

On vous en partage quelques-uns :

  • Canva pour réaliser des visuels de communication (bannières, infographies, présentations, post Instagram, etc.) design et prêts à l’emploi.
  • Buffer.com pour planifier vos posts sur vos réseaux sociaux sur plusieurs jours.
  • Merci App pour corriger ses fautes d’orthographe sans avoir à se relire 20 fois !
  • Jenji pour gérer leurs notes de frais de en temps réel.
  • Stripe pour pouvoir accepter rapidement des paiements sur votre boutique en ligne
  • Zapier pour les plus débrouillardes qui souhaitent mettre la main à la pâte pour automatiser les tâches et créer des liens entre les applications utilisées.

Et pour aller plus loin, le livre La 25e Heure sera d’une grande aide pour augmenter votre productivité.

8. Les mauvaises embauches et le management

La meilleure chose que j’ai faite a été de confier mes faiblesses à des personnes compétentes. – Sara Blakely, entrepreneure et créatrice de la marque Spanx

Votre activité commence à prendre et vous avez besoin d’agrandir votre équipe pour continuer à développer votre équipe.

Le recrutement et le management s’imposent à vous. Trouver la bonne personne et savoir gérer une équipe ne sont pas des choses faciles et sont loin d’être innées.

Pour approfondir ce type de sujet, on ne saurait que trop vous recommander deux choses :

  • vous tournez soit vers des personnes qui sont passées par là et qui pourront vous partager leur retour d’expérience
  • alimenter votre bibliothèque des ouvrages de référence tels que « Dream team : Les meilleurs secrets des managers pour recruter et fidéliser votre équipe idéale » de Ludovic Girodon ou « Who: The A Method for Hiring » de Geoff Smart and Randy Street

9. S’entourer et rejoindre des réseaux

Entreprendre seul, ou à plusieurs, est un long marathon qui nous isole parfois. Pourtant, échanger avec d’autres personnes qui entreprennent est souvent salvateur.

En effet, même si les activités ne sont pas les mêmes, les problématiques du quotidien sont souvent identiques. Des réponses communes peuvent donc être trouvées ou des retours d’expérience peuvent s’avérer très utiles.

Parler fait également prendre du recul sur soi, son projet, les décisions prises. À force d’avoir la tête dans le guidon, il devient impossible de prendre de la hauteur.

Heureusement, les réseaux d’entrepreneurs au féminin se sont multipliés ces dernières années. On vous en cite quelques-uns :

  • Les premières : Les Premières accompagnent les femmes et les équipes mixtes dans la création et le développement de leurs entreprises innovantes.
  • Willa : WILLA, c’est l’école de l’empowerment au féminin, au service de l’entrepreneuriat au sens large. Pour que de plus en plus de femmes soient en position d’entreprendre, nous avons développé une méthodologie d’accompagnement unique dans son ampleur, sa rigueur, ses valeurs, son impact.
  • Action’elles : Action’elles est le seul réseau national de création, reprise et franchise. Action’elles est implantée en Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine.
  • Mampreneures : « Mampreneure » est la contraction de maman et entrepreneure, le parfait symbole de la souplesse dont les cheffes d’entreprise, mères de famille, doivent faire preuve.

« L’excellence est le meilleur remède au racisme et au sexisme. » – Oprah Winfrey

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