Comment Constance a créé la marque Toit de Paris

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Aujourd’hui, c’est Constance, fondatrice de la marque Toit de Paris que nous avons interviewé pour Les Pionnières.

Constance est entrepreneure et réalisatrice de film. 

Elle nous raconte comment elle a créé sa propre marque de décoration. Passionnant !

Un morceau de Toit de Paris sur lequel est imprimé le plan de la capitale

Salut Constance ! Peux-tu te présenter à nos lecteurs et lectrices ?

Je suis Constance Fichet-Schulz, j’ai 36 ans et j’ai créé Toit de Paris en 2020.

J’ai travaillé pendant près de 15 ans dans le cinéma et le théâtre qui m’ont amené à découvrir les métiers d’art que je trouve passionnants.

J’aime comprendre comment les choses fonctionnent entre elles et de quoi elles sont composées.

Les artisans sont fascinants à regarder lorsqu’ils travaillent, chaque outil utilisé à une fonction et une histoire précises. Je pourrais rester des heures à les écouter me parler de leur travail.

Focalisons-nous aujourd’hui sur Toit de Paris. Pourquoi t’es-tu lancée sur ce projet ?

J’avais envie de créer un objet symbole de Paris qui ait une histoire et un sens.

Étant fille d’architecte et de graphiste, j’ai grandi dans un univers de lignes et d’amour pour les bâtiments. C’est ainsi que j’ai voulu lancé Toit de Paris.

Un objet design issu des toits parisiens (recyclé, made in France et artisanal). Un morceau du patrimoine architectural de Paris.

Nous récupérons des feuilles de zinc qui vont être remplacées sur les chantiers, pour en faire un objet surprenant.

Quelles ont été les premières étapes pour lancer ces projets ?

Tout d’abord, il a fallu se renseigner auprès de couvreur pour savoir si le projet était faisable.

J’ai donc rencontré Rémi Riccoboni, qui m’a permis d’en apprendre énormément sur son métier.

De là ont pu démarrer les premiers tests à l’atelier. Le premier challenge : quelle technique allions-nous pouvoir utiliser pour créer le plan de Paris, sur le zinc vieux de 50 ans ?

Où en es-tu aujourd’hui ? As-tu des premiers résultats ? 

Le premier prototype est lancé à la rentrée 2020, suivi par une campagne de crowndfunding qui nous permet de lancer la production et Toit de Paris est commercialisé en Janvier 2021.

Depuis, il est vendu partout en France et dans le monde sur notre e-shop, nous avons reçu beaucoup de presse (Le Parisien, France 2, BFMParis, 20minutes, etc…).

Quels ont été les grands obstacles pour ce projet ? 

Pour l’instant nous avons eu beaucoup de chances, nous n’avons pas encore eu de grands obstacles.

Chaque nouvelle production est un nouveau défi car nous recevons des feuilles abîmées qui ont vécu près d’un demi-siècle sur les Toits. Nous sommes par ailleurs une toute jeune marque qui essaie de se fait connaître.

Est-ce que être une femme t’a aidé ou pénalisé ? 

Pour le moment, le fait d’être une femme n’a pas été un sujet.

Si tu avais la chance de faire une chose différemment, qu’elle serait-elle ?

On peut toujours mieux faire mais si on le savait à l’avance on n’apprendrait pas aussi bien.

Faire des erreurs fait partie de l’apprentissage, c’est sain, je pense, pour avancer et grandir.

C’est quoi pour toi être pionnière ? 

C’est amusant d’avoir une idée originale et se lancer à la conquête pour essayer de convaincre à un endroit où on ne vous attend pas forcément.

Qui est la pionnière qui t’a le plus inspirée ? 

Énormément de femmes m’inspirent, toutes celles qui se sont battues pour un monde plus équitable et juste, nous permettant plus de liberté aujourd’hui.

Mais aussi toutes les femmes qui entreprennent et se battent au quotidien pour défendre leurs idées, cela me pousse à être toujours plus exigeante avec moi-même.

Si tu étais une héroïne de film ou de roman, qui serais-tu ? 

Je ne me suis jamais rêvée en héroïne fictive mais heureusement qu’elles existent pour continuer de nous faire rêver.

Quels sont les 3 principaux moments qui t’ont marqué ou 3 moments qui ont contribué à devenir la personne que tu es aujourd’hui.

Mon premier court métrage,
Mon premier enfant,
Ma première boîte.

Que ferais-tu si tu n’avais pas peur ? 

J’essaie de ne plus avoir peur, j’ai l’impression d’être plus libre et de me sentir moins jugée, alors j’ose plus, j’ai moins peur d’y aller.

Tes prochains projets ?

Distribuer Toit de Paris dans des boutiques de musées et se développer à l’international.

Où peut-on aller pour en apprendre plus sur toi ? (réseaux sociaux, site web, etc…)

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